Malange Angola

Cascades Duque Branganca - 1970

Cascade "Duque de Bragance" Malange - Angola années 1970

Guerre coloniale d’Angola, Moçambique, Guiné, Timor…

Analyse Géopolitique :

Le  les membres du MPLA attaquent la prison de Luanda afin de libérer les prisonniers politiques et massacrent 2 000 colons portugais. Les représailles de l’armée portugaise font 10 000 victimes dans la communauté noire et des centaines de milliers d’Angolais doivent fuir vers le Congo-Léopoldville. Cette « insurrection de Luanda » assimilée à une véritable  déclenche la guerre d’indépendance.

Le Portugal est présent avec un contingent d’environ 60 000 hommes venus de métropole et des corps de colons volontaires. Trois groupes armés se constituent en face, le MPLA d’Agostinho Neto, le FNLA d’Holden Roberto soutenu par le Congo et les États-Unis, la Chine, Israël, la Roumanie, et l’UNITA de Jonas Savimbi expression de l’ethnie Mbundu soutenue par les États-Unis.

Le Portugal n’envisage alors pas du tout de décoloniser l’Angola mais de l’intégrer comme province. En effet ce Brésil avorté avait un rôle clé dans l’économie portugaise : fournir des devises fortes (diamant, pétrole), des matières premières bon marché pour l’industrie (coton, sucre, café, bois), la politique du président Salazar étant basée sur une substitution des importations. Il constituait également un réservoir de travailleurs forcés. …

Mon Vécu de cette guerre, passée sur le Terrain entre 1971 et fins de 1974.

Les zones encerclées au crayon bleu correspondent aux secteurs géographiques que j’ai parcouru en tant que militaire. La zone de « Quipedro » est approximative car non indiquée sur la carte.

Dans les années 1969, 70, vers l’âge de 18, 19 ans, encore étudiant, lorsque que l’on regardait l’avenir, on voyait sur le proche horizon, un « obstacle » difficile à franchir. Cette image correspondait à la période de service militaire qui nous attendait tous, pour une période de 36 à 48 mois suivant certains critères. On savait qu’à partir de ce moment-là, il eut un « avant », qu’il y avait un « pendant » et peut être qu’il y aurait un « après ».

Servir la patrie était le slogan véhiculé par le canal de l’information contrôlée par le pouvoir politique de l’époque, sous l’autorité de Salazar.

Où ? En outre-mer, soit Angola dans mon cas, le Mozambique ou la Guinée pour d’autres.

En effet et pour mémoire, à cet époque le service militaire était obligatoire. On ne vous demandait pas si vous vouliez être volontaire ou engagé, le « tarif » était 36 ou 48 mois. Mise en parenthèse totale de l’avenir en termes de scolarité, formations, travail pour ceux qui en avaient déjà, bref, une immersion totale dans l’environnement de guerre.

Ces contrés africaines, rimaient dans notre subconscient, avec grands espaces, aventures, chaleur, grosses bêtes, peuples exotiques, des scènes tirés de l’imaginaire engendrés par le cinéma, lectures et autres canaux d’information, y compris la télévision. Celle-ci étant rudimentaire était utilisée cependant de manière efficace, comme un moyen de propagande gouvernemental redoutable pour l’époque.

Angola était, parmi d’autres, une colonie Portugaise découverte pendant les XV et XVI siècles, lors des découvertes par les grands navigateurs Portugais.

L’indépendance a été accordée dans les années 1975 après décision politique issue de la démocratie suite au coup d’état du 25 avril 1974.

L’objet de ce site est de remémorer quelques événements personnels de cette époque et de partager avec ceux qui ont vécu ces même et autres expériences. Il ne s’agit pas de jouer aux « héros » car je n’y crois pas, ce sont les circonstances qui font que dans certaines situations on soit obligé de se dépasser pour survivre individuellement ou dans l’intérêt du groupe dans le sens où chacun est responsable du groupe comme le groupe est responsable de chacun.

Regardons l’avenir et voyons ce qui s’est passé depuis 1975 jusqu’à aujourd’hui, dans ce beau pays que les portugais ont laissé pratiquement « intact » du point de vue matériel, malgré la guérilla commencée dans les années 1961, mais socialement et humainement épuisé. Un beau pays, riche, prospère, doté de toutes les structures et infrastructures économiques qui ne demandaient qu’à se développer par l’élite angolaise qui existait bien à l’époque permettant de prendre la relève !!!

Que s’est-il passé depuis ? Que devient-il ce pays ? Qu’avons-nous fait, Portugais d’abord, Français, européens, pour les accompagner dans leur développement ?

Images d'Archives de mon service militaire - Angola 1971 - 1974