Escapade au Phare de Cordouan - Royan, septembre 2021

Bateau amphibie de liaison entre le bateau navette et la plateforme du phare, ici de retour et remorqué au port de Royan

Retour du Phare vers Royan

A l'extérieur et intérieur du phare (quelques images)

Sa lanterne visible à 40 kms.

Le phare de Corduan se situe a une dizaine de kilomètres des côtes Charentaises au large de Royan. Erigé sur une plateforme rocheuse au milieu de bancs de sable visibles à marée basse, le phare s’érige à 63 mètres de hauteur. Unique au monde par son architecture de style renaissance.Un lieu isolé de tout où viennent  chaque année entre  20 à 25 000 visiteurs en période de marée basse,  les visites se terminant fin septembre normalement.

Deux gardiens assurent le fonctionnement du phare par alternance hebdomadaire.

Un lieu habité à l’année par deux gardiens.  A l’intérieur de la tour, six étages avec une chambre réservée dans laquelle personne n’a jamais séjourné. A l’étage du dessus se situe une chapelle, unique en plein océan. Différents étages desservis par 301 marches. Des conditions de vie difficiles qui forcent l’admiration. La nuit, les gardiens du phare se retirent pour laisser le phare scintiller le grand large et par ses clignotements guider les routeurs de la mer des pièdes des fonds  bas. Sa lanterne, étant visible jusqu’à 40 kms à la ronde.

Construit de la fin du xvie au début du xviie siècle, de 1584 à 1611 il est le plus ancien phare de France encore en activité. Appelé parfois le « Versailles de la mer », le « phare des rois » ou encore le « roi des phares », il est le premier phare classé au titre des monuments historiques par la liste de 1862.La circulation des navires étant toujours aussi dangereuse dans cette zone au xive siècle, le Prince Noir, Édouard de Woodstock, prince d’Aquitaine, prince de Galles et duc de Cornouailles, fils aîné du roi Édouard III d’Angleterre, qui gouverne la Guyenne de 1362 à 1371, ordonne la construction d’un édifice, la tour du Prince Noir, au sommet de laquelle un ermite allume de grands feux et prélève un droit de passage sur les navires entrant dans l’estuaire. Cette tour est vite abandonnée et, deux siècles plus tard, elle est en ruine.